Des maladresses protocolaires embarrassantes au sein d’un stand officiel dédié à l’enfance suscitent des réactions jusque sur des sites africains
Abderrazak El Harithi – Rabat
Le stand de cette institution historique de renom, placée sous le Haut Patronage de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, a provoqué une vague d’indignation et de mécontentement parmi plusieurs visiteurs et observateurs, après la constatation de ce qui a été qualifié de graves erreurs protocolaires jugées inacceptables. Ces maladresses ont porté atteinte à l’image et au prestige de l’institution ainsi qu’au respect dû aux portraits officiels liés à la Famille Royale.
Dans une scène qui a profondément choqué de nombreux visiteurs, un tableau destiné à l’écriture a été placé directement au-dessus du portrait de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem. Un geste que plusieurs observateurs ont considéré comme une atteinte manifeste aux règles de bienséance et de protocole en vigueur au sein des institutions à caractère officiel et historique, en particulier celles bénéficiant du Haut Patronage Royal. Plusieurs acteurs concernés estiment qu’il ne s’agit pas d’une simple erreur technique, mais d’un comportement révélant une absence évidente de culture institutionnelle et du minimum de respect symbolique qui devrait prévaloir dans des espaces censés refléter rigueur, discipline et sens des responsabilités.
Les signes de désorganisation ne se sont pas arrêtés là. Ils se sont également manifestés à travers les photographies prises de responsables, d’enfants et d’animateurs présents au sein du stand. De nombreux observateurs ont relevé que la manière dont ces clichés ont été réalisés et diffusés ne respectait nullement les précautions requises à l’égard de l’image de Mohammed VI, notamment en ce qui concerne les angles de prise de vue, les arrière-plans ou encore le positionnement des personnes devant les portraits officiels. Des détails considérés, dans les usages protocolaires, comme essentiels et ne pouvant être négligés, en raison de leur portée symbolique nationale et institutionnelle.
Plus préoccupant encore, ces images ne sont pas restées confinées à un cadre restreint. Elles ont été relayées et publiées sur des sites officiels relevant de plusieurs pays africains, conférant ainsi à ces maladresses une dimension internationale particulièrement embarrassante et portant atteinte à l’image d’une institution censée incarner les valeurs marocaines de rigueur, de respect et de traditions.
Selon plusieurs observateurs, les faits survenus nécessitent l’ouverture d’une véritable enquête sur les responsabilités des instances chargées de l’organisation, de la communication et du protocole au sein de Observatoire National des Droits de l’Enfant. Les institutions bénéficiant du Patronage Royal sont en effet tenues à un niveau d’exigence supérieur en matière de précision et de respect des détails, aussi minimes puissent-ils paraître. L’image de l’État et de ses symboles ne saurait être abandonnée à l’improvisation ou à l’approximation, mais relève d’une responsabilité nationale et éthique exigeant compétence, vigilance et respect absolu des institutions et de leurs symboles.
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