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Commerce de l’or au Maroc : où sont passées les factures ? Un appel à Fouzi Lekjaa

Commerce de l’or au Maroc : où sont passées les factures ? Un appel à Fouzi Lekjaa

De sérieuses interrogations se posent aujourd’hui sur les pratiques du commerce de l’or au Maroc, notamment au regard du recours persistant aux simples reçus, en lieu et place de factures, lors des achats effectués par les citoyens auprès des bijouteries.

En effet, le consommateur marocain qui se rend dans une bijouterie pour acheter un article en or paie le prix du métal précieux selon le cours du marché, auquel s’ajoutent les frais de façonnage et de fabrication, la marge commerciale ainsi que les différentes charges administratives et commerciales. Pourtant, il quitte souvent le magasin sans obtenir de facture commerciale régulière et détaillée, se contentant d’un simple reçu qui ne comporte pas nécessairement l’ensemble des garanties et des mentions devant légalement figurer sur une facture.

Cette pratique mérite une attention particulière, d’autant plus qu’il s’agit d’un secteur générant des transactions financières importantes et qui doit, à ce titre, être soumis à des règles claires en matière de déclaration des ventes et d’acquittement des obligations fiscales.

Dès lors, une question fondamentale se pose : comment l’État peut-il lutter efficacement contre l’évasion fiscale et élargir ses recettes fiscales alors même que le consommateur ne reçoit pas de facture en contrepartie d’un achat dont il s’acquitte intégralement ?

À cet égard, nous lançons un appel à M. Fouzi Lekjaa, ministre de l’Économie et des Finances, afin qu’il intervienne sans délai pour faire respecter l’obligation de délivrance des factures dans le secteur du commerce de l’or et de la bijouterie, renforcer les contrôles exercés sur cette activité et veiller à la déclaration effective du chiffre d’affaires ainsi qu’au paiement des impôts légalement dus.

Le citoyen a également le droit de recevoir une facture mentionnant le poids de l’or, son titre, son prix ainsi que les frais de fabrication et de façonnage. Une telle mesure permettrait de garantir la traçabilité de la transaction commerciale et de préserver les droits du consommateur en cas de litige ou lorsqu’il souhaite procéder à la revente de son bien.

La lutte contre l’évasion fiscale passe nécessairement par le renforcement des contrôles et l’application effective du principe de responsabilité et de reddition des comptes. Il est difficilement concevable qu’un citoyen paie intégralement le prix de son achat d’or sans recevoir une facture attestant précisément de la nature de son acquisition et des sommes versées.

Monsieur le Ministre, l’instauration effective de la facturation dans le commerce de l’or ne constitue pas une simple exigence administrative. Elle représente un levier essentiel pour renforcer la transparence des transactions, protéger les consommateurs et garantir les droits du Trésor public.

Le ministère de l’Économie et des Finances prendra-t-il enfin les mesures nécessaires pour mettre un terme à la pratique des simples reçus et faire de la facture une règle incontournable dans l’ensemble des transactions de vente d’or au Maroc ?

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