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Scandales de Benzrahouni et silence du Ministre

Scandales de Benzrahouni et silence du Ministre

Ce qui s’est passé au sein du Ministère de l’Éducation Nationale ne relève pas de simples « irrégularités administratives », mais bien de véritables scandales, à la fois moraux et juridiques. L’ancien responsable des ressources humaines a transformé son poste en un outil de vengeance et de liquidation :

Mutations abusives d’un bout à l’autre du pays.

Renvois effectués sans respect des procédures légales.

Falsification de documents administratifs.

Accaparement du logement de fonction, considéré comme un butin de guerre.

Mais le crime le plus grave ne réside pas seulement dans les agissements de ce responsable : il réside surtout dans la complicité du Ministre par son silence. Celui qui devait protéger les fonctionnaires est devenu un témoin muet de leur humiliation. Pire encore, par son inertie et son indulgence, il s’est rendu complice de ces abus.

Quelle valeur peut avoir une réforme si le Ministre lui-même couvre la corruption ?
Aucune responsabilité assumée, aucune sanction prononcée contre Benzrahouni, qui a semé la corruption et circule aujourd’hui comme un spectre en liberté.

Quelle confiance le citoyen peut-il accorder à un Ministère où un haut responsable agit sans crainte de rendre des comptes ? Comment parler « d’amélioration du système » alors que la justice fonctionnelle est piétinée ?

Les masques sont tombés :

Le Ministre n’est plus victime d’ignorance, il est devenu complice par son silence.

Sa responsabilité est entière, devant les fonctionnaires, devant l’opinion publique et devant l’Histoire, pour les crimes de Benzrahouni, conformément au principe de continuité du service public.

Il ne s’agit pas ici d’« erreurs administratives » tolérables, mais bien de crimes administratifs systématiques, qui exigent l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire.

Le devoir de l’étape impose :

L’ouverture d’une enquête indépendante, révélant tous les détails de cette période sombre.

La mise en cause du responsable et de ses complices, quels que soient leurs postes ou leurs protecteurs.

Nous sommes à un moment décisif :

Soit le Ministre prouve qu’il est du côté de la justice et des fonctionnaires, soit il enlève le masque de la « réforme » et admet qu’il n’est qu’un écran pour un système de corruption qui ronge le Ministère.

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