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Scandale des caméras espionnant les enfants avec son et image dans un observatoire des droits humains

Scandale des caméras espionnant les enfants avec son et image dans un observatoire des droits humains

Il existe des moments qui nous obligent à revoir entièrement notre conception de la sécurité, de ce que nous considérons comme “normal”, et de la confiance que nous accordons aveuglément aux institutions. Puis survient un incident — étrange, choquant, flagrant — qui révèle que certains lieux auxquels nous confions notre tranquillité peuvent se transformer, sans que nous le sachions, et à cause d’un acte irresponsable, en plateformes d’espionnage violant l’un des droits humains les plus essentiels : la vie privée.

L’installation de caméras de surveillance équipées d’enregistrement sonore par la nouvelle responsable des ressources humaines de l’Observatoire (B.F), dépourvue de compétence et d’expérience administrative et juridique, à l’intérieur d’une salle médicale destinée aux enfants — selon les informations reçues par le journal Marsoul — n’est ni une simple erreur administrative réparable, ni une “mauvaise appréciation” pardonnable. C’est une chute éthique et juridique, une violation flagrante de la loi 09-08 relative à la protection des données personnelles, une irresponsabilité inédite envers les droits de l’enfant, et une atteinte à la symbolique d’un espace médical censé être un refuge et non un laboratoire d’écoute clandestine.

Lorsqu’un enfant entre dans une salle d’écoute, il pense que tout ce qui s’y passe est entouré d’une confidentialité absolue.
Mais la présence de caméras avec son et image signifie une seule chose :
Cet enfant a été surveillé à son insu.

Ses mots, ses murmures, ses pleurs, ses questions, voire ses secrets, ont pu être enregistrés, stockés et potentiellement consultés par des personnes n’ayant aucun lien avec sa vie privée — tout cela à cause d’une responsable qui a perdu toute boussole, ne comprenant ni le sens des droits, ni encore moins celui des droits de l’enfant ou des droits humains en général.

Nous ne parlons pas ici d’une simple violation de la loi, mais d’un crime moral contre la catégorie la plus vulnérable de la société.

Le scandale ne réside pas dans l’appareil accroché au mur, mais dans l’intention qui l’a placé là.
Dans cette mentalité qui traite des espaces sensibles comme s’ils étaient une propriété privée où l’on peut surveiller n’importe qui sans autorisation.
Dans cette conviction dangereuse selon laquelle l’enregistrement audio et vidéo serait un “procédé normal”, jusque au-dessus de la tête des employées, et même dans une salle médicale.

Ce n’est pas de la surveillance professionnelle.
C’est une mentalité d’espionnage qui banalise l’atteinte à la vie privée.
Et cela ressemble même à une affaire impliquant des dizaines de caméras, alors que le siège n’en nécessiterait pas plus de deux.

Jusqu’à quand va-t-on tolérer le comportement de Mlle (B.F) sous prétexte de préserver la réputation de l’Observatoire et de garantir le respect de la loi 09-08, qui n’a pas été créée pour le décor ?

L’installation de caméras avec son dans un espace médical, sans informer les employés ni les usagers, constitue une violation directe des articles 4, 5, 12, 23, 46 et 52 de cette loi.
Tout enregistrement sonore non déclaré dans un établissement professionnel est considéré comme un délit informatique passible de poursuites.

Qui a autorisé l’installation de ces caméras ?
Qui visionne les enregistrements ?
A-t-on écouté des conversations sensibles ?
Où sont stockées les données ?
Combien d’enfants ont été enregistrés ?
Combien d’employées ont été espionnées ?
Qui détient le droit d’accéder aux fichiers ?
Existe-t-il une copie sauvegardée ailleurs ?

Chacune de ces questions peut, à elle seule, déclencher une enquête.
Ce ne sont pas des détails techniques… mais l’essence même du scandale.

Aujourd’hui, le silence de la responsable (B.F) est une forme de complicité, et une gestion froide de la situation serait une trahison — d’autant plus que les actes de la personne ayant installé les caméras justifient un licenciement pour faute grave selon la loi.

On ne peut traiter cette affaire avec un calme administratif ou de simples promesses.
On ne peut pas diluer l’affaire par des excuses ou en retirant seulement les caméras.

Les droits violés sont des droits d’enfants et d’employées, ce qui confère à cette affaire un caractère extrêmement grave.
La réponse doit être à la hauteur du scandale :
1. Ouvrir une enquête urgente et transparente.
2. Retirer immédiatement tous les dispositifs illégaux.
3. Sanctionner toute personne ayant participé, ordonné, exécuté ou couvert ces actes.
4. Examiner tous les enregistrements et protéger les victimes.
5. Publier un rapport officiel mettant en cause la responsable (B.F).

Si cet incident passe sans sanction claire, nous ouvrirons la porte à un précédent dangereux où l’enregistrement des enfants deviendrait banal, où chaque espace professionnel deviendrait un œil électronique, et où le citoyen perdrait confiance dans les institutions, la loi et le système de protection lui-même.

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2 comments

comments user
marsoul al houb

viiiiive fatiha elmaknouzi koul al houb li titwan

comments user
marsoul al houb

هذه مصيبة في حق ف.م من اتحاد تطوان

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