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Un gouvernement contesté face à la persistance de la vie chère et des critiques sur sa gouvernance

Un gouvernement contesté face à la persistance de la vie chère et des critiques sur sa gouvernance

Depuis son installation, la coalition dirigée par Aziz Akhannouch avait affiché une ambition claire : incarner un exécutif fondé sur la compétence, l’efficacité et la relance des opportunités économiques, en rupture avec l’expérience précédente des islamistes un modèle d’échec. À mi-parcours, le bilan dressé par une partie des observateurs est toutefois nettement plus nuancé.

La composition du gouvernement demeure l’un des premiers points de débat. Plusieurs critiques estiment que les logiques partisanes auraient largement prévalu dans les nominations, au détriment de critères stricts de compétence ou d’expérience administrative. Certains membres de l’exécutif auraient ainsi accédé à des portefeuilles stratégiques sans parcours significatif dans la gestion publique ou dans les secteurs concernés.

Cette situation alimente des interrogations sur la capacité de certains responsables à appréhender la complexité des politiques publiques, dans des domaines techniques nécessitant une expertise consolidée et une connaissance fine des administrations.

Au-delà de la question des profils, des lacunes en matière de culture institutionnelle ont également été relevées. Certaines interventions publiques ont été interprétées comme révélatrices d’une maîtrise inégale du fonctionnement des institutions, notamment en ce qui concerne les distinctions entre les différentes instances constitutionnelles de l’exécutif.

Sur le plan économique et social, le gouvernement a dû composer avec une dégradation du contexte liée à la hausse du coût de la vie. L’inflation sur les produits de première nécessité et la hausse des prix des carburants ont exercé une pression notable sur le pouvoir d’achat, affectant particulièrement les classes moyennes et les ménages les plus fragiles.

Dans un contexte international marqué par des tensions sur les marchés de l’énergie, ces hausses ont été largement répercutées sur le marché intérieur. Les dispositifs d’atténuation mis en place sont toutefois jugés insuffisants par une partie des analystes pour en limiter les effets sociaux.Ces évolutions ont contribué à alimenter un climat de mécontentement social, exprimé par des mobilisations ponctuelles et par une critique croissante de la capacité de l’exécutif à apporter des réponses structurelles à la dégradation du pouvoir d’achat.

Plus largement, une partie de l’opinion publique et des observateurs considère que l’action gouvernementale souffre d’un déficit de vision économique d’ensemble. L’exécutif serait davantage engagé dans une gestion conjoncturelle des crises que dans la mise en œuvre de réformes structurelles anticipatrices.

Dans ce contexte, malgré les objectifs affichés lors de sa formation, la coalition gouvernementale fait face à une érosion progressive de la confiance d’une partie des citoyens. Les attentes restent fortes, notamment en matière de régulation économique, de protection sociale et de réduction des inégalités, dans un contexte de tensions sociales persistantes.

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