Maïssa Salma Ennaji attaque le ministre Mehdi Bensaïd et le qualifie de paresseux, d’incompétent et de voleur d’idées
Marsool Press
L’écrivaine et chroniqueuse controversée Maïssa Salma Ennaji a relancé la polémique en accusant directement Mehdi Bensaïd de s’être approprié son idée et son projet, qualifiant le ministre de « paresseux » et « d’échec », dans une sortie médiatique qui a suscité un large débat au sein des milieux médiatiques et culturels.
Cependant, la gravité de ces accusations ne réside pas uniquement dans leur virulence, mais également dans le fait qu’il ne s’agit pas de la première plainte de ce genre concernant le supposé détournement de projets culturels au sein du ministère.
Selon des informations relayées, le média “Mersoul Press” avait déjà reçu une plainte similaire portant sur un projet culturel présenté en 2024 dans le cadre de l’animation du Salon du Livre. Les porteurs du projet affirment avoir soumis une vision complète au ministère et aux institutions concernées, mais que le silence a été la seule réponse obtenue.
La surprise, toujours selon les mêmes sources, est survenue lors du lancement officiel du Salon, lorsque les porteurs du projet ont découvert que la même idée avait été adoptée et présentée officiellement, avec l’apparition de Latifa Mouftakir aux côtés du ministre Mehdi Bensaïd dans des photos de promotion et d’animation liées audit projet. Une situation que les initiateurs considèrent comme une « appropriation flagrante » de leur travail intellectuel et organisationnel, sans reconnaissance, communication ni implication.
Le plus inquiétant, selon plusieurs observateurs, est que la répétition de ce type d’accusations contre le ministre Mehdi Bensaïd crée un climat négatif parmi de nombreux jeunes créateurs et acteurs culturels, qui pourraient avoir le sentiment que leurs idées peuvent être transformées en projets officiels sans garanties protégeant leurs droits moraux et professionnels.
Ce qui se passe aujourd’hui révèle également une véritable crise de confiance au sein du paysage culturel marocain. De nombreux acteurs estiment que le secteur culturel — censé être un espace dédié à la créativité et à la valorisation des compétences — est devenu un terrain propice au détournement des idées et des efforts, dans une image qui renforce la perception de corruption au sein de ce ministère.
Dans l’attente d’éventuelles clarifications officielles ou de réponses directes des parties concernées, une chose semble certaine : ces affaires portent atteinte à l’image du pays en profondeur.
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