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Les festivals de Bensaïd sous la loupe… L’audit lèvera-t-il le voile sur les zones d’ombre des deniers publics ?

Les festivals de Bensaïd sous la loupe… L’audit lèvera-t-il le voile sur les zones d’ombre des deniers publics ?

La décision de la Cour des comptes d’engager un audit des marchés publics du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ne relève pas d’une simple formalité administrative. Elle remet au premier plan un dossier qui soulève depuis plusieurs années de nombreuses interrogations sur les sommes considérables consacrées aux festivals et aux manifestations culturelles durant le mandat du ministre Mohamed Mehdi Bensaïd.

Les Marocains ne remettent pas en cause la culture ni l’organisation des festivals. En revanche, ils s’interrogent : pourquoi un tel niveau de dépenses ? Qui sont les véritables bénéficiaires de ces financements ? Les subventions publiques sont-elles attribuées selon des critères de transparence et de mérite, ou bien les réseaux d’influence et les relations personnelles ont-ils fini par dicter la répartition des fonds publics ?

Ces interrogations se sont encore intensifiées après les déclarations du député Abdessamad Jaïker, qui a lancé ce qu’il a qualifié de « bombe » au Parlement. Il a évoqué de présumées irrégularités dans la gestion de certains dossiers du ministère, soulevé des questions sur la relation entre le ministre et l’un de ses conseillers, tout en critiquant la nomination d’une personnalité à la tête de la Commission d’aide au cinéma, qu’il estime inapte à exercer cette fonction. Il a également établi un lien entre cette nomination et plusieurs projets culturels ainsi que des festivals réalisés sous le mandat de M. Bensaïd. Ces déclarations ont alimenté un large débat public et suscité des appels à l’ouverture d’une enquête ainsi qu’à l’établissement des responsabilités si des irrégularités venaient à être établies.

Une chose est certaine : l’intervention de la Cour des comptes confirme que l’ampleur des dépenses publiques justifie un contrôle rigoureux. L’opinion publique est en droit de savoir comment ces fonds ont été dépensés, qui en a bénéficié et si les principes de bonne gouvernance, de transparence et de reddition des comptes ont été pleinement respectés.

Les deniers publics n’appartiennent ni à un ministre ni à un gouvernement ; ils appartiennent aux citoyens. Chaque dirham dépensé en leur nom doit pouvoir être justifié. Aujourd’hui, les Marocains attendent que cet audit établisse toute la vérité, afin que les festivals ne demeurent pas le symbole d’une politique marquée par les dépenses excessives et la mise en scène, comme le reprochent les détracteurs de la gestion de Mohamed Mehdi Bensaïd, et que les questions qui pèsent sur ce dossier trouvent enfin des réponses. L’histoire, elle, en conservera la trace.

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