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Le scandale de la ministre démissionnaire : Nizar Baraka face à la question de la responsabilité politique et administrative

Le scandale de la ministre démissionnaire : Nizar Baraka face à la question de la responsabilité politique et administrative

Le départ de Madiha Khiyer du gouvernement, deux jours seulement après sa nomination, ne saurait être considéré comme un simple incident survenu au début de la nouvelle législature gouvernementale. Il constitue un véritable test politique et éthique pour la direction du Parti de l’Istiqlal et place son secrétaire général, Nizar Baraka, face à une question incontournable : comment le nom d’une candidate proposée par le parti a-t-il pu accéder aux plus hautes fonctions de l’État, notamment à celle de secrétaire générale de l’Académie royale de l’aviation, ainsi qu’à d’autres responsabilités au sein de la fonction publique, avant que son départ du gouvernement ne se transforme en une crise politique et médiatique ayant porté atteinte à l’image du Royaume ?

L’opinion publique est en droit d’interroger Nizar Baraka, en sa qualité de secrétaire général du Parti de l’Istiqlal et de responsable des négociations et des choix de son parti, sur les critères ayant présidé à la sélection de Madiha Khiyer pour une nomination ministérielle.

Le chef du Parti de l’Istiqlal considère-t-il les fonctions gouvernementales comme de simples récompenses partisanes ou comme des postes attribués au gré des équilibres internes ? Aurait-il perdu de vue qu’il s’agit de responsabilités publiques exigeant un examen rigoureux du parcours professionnel et juridique des personnes pressenties, ainsi qu’une évaluation de leur aptitude à assumer les charges et les obligations inhérentes à leurs fonctions ?

Dès lors que Nizar Baraka a proposé Madiha Khiyer pour intégrer le gouvernement, une double interrogation, politique et administrative, s’impose : sa candidature a-t-elle fait l’objet d’un examen sérieux et approfondi avant d’être soumise aux autorités compétentes ? La direction du parti disposait-elle d’informations qui auraient dû conduire à des vérifications supplémentaires ? Ou bien les mécanismes de sélection internes n’étaient-ils tout simplement pas à la hauteur des exigences attachées à une responsabilité gouvernementale ?

Cette affaire ne saurait se refermer avec le départ de la ministre et le classement du dossier. Elle appelle une mise en cause politique claire de Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, dont le silence récurrent dans certaines circonstances politiques interroge, notamment lorsqu’il s’agit d’expliquer des choix engageant la responsabilité de sa formation.

Il lui appartient de s’expliquer sur les critères de sélection, les mécanismes de vérification et sa propre responsabilité dans cet échec. L’opinion publique est en droit de savoir comment cette candidature a pu franchir toutes les étapes du processus de sélection et pourquoi les questions essentielles n’ont pas été posées avant la nomination, plutôt qu’après l’éclatement de la crise.

Marsool Press — La responsabilité politique ne saurait s’effacer derrière le silence.

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