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« Quand les créances disparaissent : les partenaires du Ministère de l’Éducation nationale face au silence et aux renvois »

« Quand les créances disparaissent : les partenaires du Ministère de l’Éducation nationale face au silence et aux renvois »

Il ne s’agit plus d’un simple retard administratif passager, ni d’un défaut de coordination justifiable par la pression des dossiers ou la complexité des procédures. Ce qui se passe aujourd’hui au sein du Ministère de l’Éducation nationale, comme le reflètent les plaintes de nombreux partenaires, s’apparente à un tableau sombre d’un service public qui a perdu sa boussole, laissant ses partenaires faire face à un destin incertain après avoir accompli pleinement leurs obligations.

L’affaire n’est plus individuelle, elle est devenue un schéma inquiétant. Le journal Mersoul Press a reçu une plainte choquante d’un partenaire affirmant qu’il réclame un montant de 2,4 millions de dirhams depuis plus de deux ans et demi, sans trouver d’oreille attentive ni de décision mettant fin à cet abus. Deux ans et demi d’attente, de correspondances, de promesses différées… sans aucun résultat.

Mais ce qui est plus grave que le retard, c’est cette scène absurde à laquelle sont confrontés les lésés : une porte se ferme pour qu’une autre s’ouvre, un responsable renvoie à un autre, dans une chaîne de déni incompréhensible. Le ministre renvoie au secrétaire général, qui à son tour transmet le dossier au responsable financier (Nabil A.), réputé pour ses méthodes irrespectueuses envers les partenaires, manipulant ces derniers entre les académies régionales, tantôt Rabat, tantôt Casablanca, comme si l’affaire était un jeu de chaises musicales sans fin.

Quel est ce raisonnement ? Quelle responsabilité est exercée de cette manière ?

Ce comportement ne peut être interprété seulement comme un dysfonctionnement administratif, mais comme un mépris flagrant, d’abord envers la logique de l’État marocain, qui sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI a mis fin à toutes les formes de bureaucratie excessive, et ensuite envers les droits des partenaires, portant un coup clair au principe de responsabilité et de reddition de comptes. Comment est-il possible de réaliser des projets avec des spécifications précises et sous un contrôle strict, pour ensuite se heurter à un mur de silence et de procrastination ?

Il n’est plus possible de maquiller la situation par des euphémismes ou de justifier bureaucratiquement ces retards. Ce qui se passe ternit l’image de l’administration publique et nourrit chez les partenaires un sentiment dangereux que leurs droits pourraient se transformer en simples dossiers oubliés sur des étagères, ou en fichiers gérés selon la logique du « tourne jusqu’à ce que tu sois fatigué ».

La persistance de cette situation soulève deux possibilités, sans autre alternative : soit une intention délibérée dans la gestion de ces dossiers, soit l’absence d’une réelle volonté de les résoudre. Dans les deux cas, le résultat est le même : perte de confiance et consolidation d’une image négative d’une institution qui devrait être un modèle de discipline et de transparence.

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir quand le paiement sera effectué, mais qui sera tenu responsable de ce retard ? Qui mettra fin à ce feuilleton qui dure depuis trop longtemps ?
Le ministre et le secrétaire général sont-ils conscients que le manquement de M. Nabil à ses obligations légales a provoqué des conséquences sociales graves, dont il devra répondre juridiquement ?

Le silence ici n’est pas neutralité… il constitue une complicité dans la persistance de cette situation illégale et immorale, qui porte atteinte à la réputation du Maroc.

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