Quand l’innocence des enfants est bafouée… et que le masque tombe sur des pratiques impardonnables
Par Abdelrazak El Harithi
Ce qui a été révélé au sein de l’un des observatoires des droits humains œuvrant dans le domaine de l’enfance ne relève nullement d’une simple erreur administrative passagère, mais bien d’un scandale à part entière, qui aurait pu se transformer en véritable crime moral à l’encontre d’enfants censés être en sécurité dans des espaces dédiés à la protection et à l’écoute.
La décision d’installer des caméras de surveillance à l’intérieur d’un centre d’écoute pour enfants, prise à l’époque par la responsable des ressources humaines, Mme Fatima Zahra B., ne peut être qualifiée que d’acte grave et choquant. Elle révèle une ignorance flagrante des fondements du travail fondé sur les droits humains, ainsi qu’un mépris inédit des principes de confidentialité, de respect de la vie privée et de protection des victimes.
Plus dangereux encore que la décision elle-même est le contexte qui a permis son adoption : manque de compétence, faible expérience et absence totale de conscience de la gravité des responsabilités assumées. Ce dérapage n’est que la conséquence logique d’un mode de gestion chaotique, où des postes sensibles sont confiés à des personnes dépourvues du minimum de qualification, comme si la protection de l’enfance était une question secondaire ou un simple terrain d’expérimentation.
Malgré les alertes répétées émises de l’intérieur de l’institution, la complaisance a persisté jusqu’à ce que la situation explose, contraignant l’observatoire à mettre fin aux fonctions de la responsable précitée, Mme Fatima Zahra B., en raison de ce parcours désastreux. Ce n’est qu’à ce moment-là que les employés ont poussé un soupir de soulagement, non par joie malveillante, mais par espoir de mettre un terme à une hémorragie de dysfonctionnements qui menaçait ce qu’il restait de crédibilité.
Mais le scandale ne s’est pas arrêté là. Selon des informations internes à l’observatoire, l’intéressée a quitté ses fonctions en refusant de restituer les documents et dossiers administratifs qui étaient sous sa responsabilité, dans un comportement s’apparentant à un défi arrogant à la loi et à une violation manifeste des règles élémentaires de la responsabilité institutionnelle. Quel message envoie-t-on lorsque de tels agissements restent impunis ? Il s’agit là, ni plus ni moins, d’une forme de brutalité institutionnelle.
Plus grave encore, ces pratiques n’étaient pas isolées. Elles auraient bénéficié d’un soutien, d’un silence, voire d’une forme de complaisance de la part d’autres responsables administratifs, notamment une personne nommée Hamza K., que les employés considèrent aujourd’hui comme coresponsable des erreurs graves et de la gestion chaotique ayant prévalu. Dès lors, se contenter d’écarter un seul nom ne saurait convaincre qui que ce soit, ni refermer cette page sombre.
Les employés de l’observatoire réclament aujourd’hui, haut et fort, une reddition des comptes globale et non sélective, ainsi que la mise en lumière de toutes les personnes impliquées dans la validation de décisions dangereuses, dans leur couverture ou dans la création d’un climat ayant permis la violation de principes censés être des lignes rouges.
Car l’enfance n’est ni un slogan que l’on brandit dans des communiqués, ni une façade pour embellir des institutions. Elle constitue une responsabilité morale et juridique lourde, et toute négligence en la matière équivaut à une trahison manifeste de la mission du travail en faveur des droits humains.
À défaut de l’ouverture d’une enquête sérieuse et de l’établissement clair des responsabilités, une question légitime continuera de s’imposer :
Qui protège les enfants… ?
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